Pour être valable, les conditions cumulatives suivantes doivent être remplies. La clause de non concurrence doit :
» être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise,
» être limitée
dans le temps et dans l'espace (est par exemple illicite la clause
interdisant toute activité similaire en France pendant 2 ans,
contraignant ainsi le salarié à s'expatrier)
» tenir compte
des spécificités de l'emploi du salarié (est par exemple nulle la clause
de non concurrence interdisant au salarié de retrouver un emploi
correspondant à une qualification spécialisée)
» et prévoir une contrepartie financière au profit du salarié (exigence posée par un arrêt du 10/07/2002).
La contrepartie
financière (dont le montant est forfaitaire) est acquise au salarié
après la rupture du contrat de travail, ce pendant toute la durée de son
obligation de non concurrence, le point de départ étant la cessation
effective des fonctions (par exemple, en cas de dispense de préavis, dès
que le salarié quitte l'entreprise), et ce sans que le salarié, qui
respecte la clause, ait à justifier de l'existence d'un préjudice (Cass
Soc 27/03/2008 n°07-40195 et 06-44782) et même s'il vient à retrouver un
emploi (Cass Soc 10/03/2004). En cas de non paiement de la contrepartie
financière, le salarié peut notamment en demander le paiement en
justice ou solliciter la réparation de son préjudice lié au non respect
par l'employeur de ses obligations (Cass Soc 25/02/2003).